Prince

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mardi 17 février 2009

Sans tiiiitre

CHAPITRE 1Mémoires d’Alices

 

 

Ils sont si égoïstes. Si imbus d’eux même. Leurs pensées toujours tournées vers le sexe, l’argent et le pouvoir me donnent la nausée. J’exècre les humains. Je m’exècre, pourtant sans en être un.

 

 J’observais patiemment à travers la fenêtre le ciel qui ne semblait plus vouloir s’arrêter de pleurer. Encore un jour de pluie sur le petit village de Kyunan. Je finis par fermer les yeux et accolait mon visage contre la vitre, elle était si froide que des frissons parcoururent tout mon corps, et instinctivement je croisais mes bras contre ma poitrine qui s’élevait à une allure régulière.

Je soupirais doucement. L’ennui s’était encore éprit de moi, mais j’aimais ces moments de solitudes passés dans cette chambre à écouter le doux clapotis de la pluie qui s’écrasait avec force contre la fenêtre. Cet instant enviable disparut en quelques secondes, interrompu par des coups contre la porte.

« -Entrez, Ordonnais-je.

-Alices… Mon doudou il est mourut… »

Je ris doucement, descendit du rebord de ma fenêtre et vint me mettre à genoux face à cette demoiselle en détresse apparue soudainement dans la chambre, curieux de voir l’état de la peluche. Ses yeux larmoyants me suppliaient de faire quelque chose tandis qu’elle me tendait aussitôt le dit mort. Je l’observais. La tête de ce pauvre animal avait complètement été arrachée, bien qu’elle se retenait toujours au corps par un minuscule bout de tissu qui finirait bientôt par lâcher. Sans parler de cette étrange mousse, qui, comme de vrais organes l’auraient probablement fait, ressortait par la poitrine, au niveau du cou –bien qu’il n’en eut pas été doté-.

«-Et bien, en voilà un qui à du souffrir. Qu’as-tu fais pour lui faire subir une telle agonie ?

La jeune demoiselle se mordilla la lèvre inférieure, regarda à gauche, puis à droite, avant de baisser timidement la tête, silencieuse.

-N’aies crainte, je vais te le ressusciter, ton nounours, mais pour cela, il va falloir que tu me trouves du fil et une aiguille.

Elle m’observait d’un air à la fois joyeux et inquiet, ses yeux orangés s’étant légèrement illuminés.

-Il ne va pas avoir mal hein ?! Demanda-t-elle avec anxiété.

Je ris derechef. Comme s’il pouvait souffrir d’avantage que ce qu’il n’avait déjà put subir. Je me relevais alors et poussait doucement la demoiselle au dehors.

-Allez, vas-vite. »

Je m’étais posé sur le lit en l’attendant, et lorsqu’elle fut revenue, je lui recousu cet ours en peluche auquel elle tenait tant. Evidemment, je fus récompensé par un large sourire, ainsi qu’un baiser sur la joue auquel je ne m’attendais pas.

Je n’aimais pas particulièrement les enfants. Mais j’idolâtrais cette innocence qui s’épanouissait en leur âme. Ils étaient si différents de l’homme adulte. Je fus persuadé qu’ils étaient plus humains que l’humain lui-même.

 

«-Alices ! Viens vite ! »

Encore dans la chambre qui m’était destinée, je relevais calmement la tête et tandis les oreilles à l’affut du moindre bruit qui pourrait me faire comprendre pourquoi l’ont m’appelait. Dehors, il semblait y avoir de l’agitation. L’homme et la femme, propriétaires de cette maison, étaient accompagnés de deux autres personnes, probablement des voisins, et tous quatre s’apprêtaient à entrer dans le salon. Sans perdre d’avantage de temps, je me levais et me dirigeais vers eux, quittant la chambre et parcourant le petit couloir qui me fit pénétrer dans la pièce où tous étaient.

« -Dépêches-toi d’aller chercher des bandages et du désinfectant ! M’ordonna la propriétaire paniquée. »

J’obéis calmement et me rendit dans la salle de bain où je savais rangés les objets demandés. Curieux, je me demandais pourquoi tant d’agitation. Peut-être un blessé ? Quoi qu’il en soit, je revins les mains pleines dans le salon et donna rapidement le tout au premier venu.

Sans attendre, mon regard se posa sur le jeune individu allongé sur le canapé, entouré des quatre personnes qui s’occupaient de lui. Comme un idiot, je ne sentis qu’à cet instant l’odeur abondante de sang. Effectivement, c’était bel et bien un blessé qu’ils nous avaient ramenés là. Silencieux, je restais à les observer s’occuper de lui quelques instants, avant de retourner dans ma chambre.

Une grande agitation régna dans la bâtisse pendant plusieurs heures que je n’eu pas eu l’idée de compter. La jeune Awinn et son doudou étaient venus me tenir compagnie pendant ce temps, et je m’étais vu obligé de leur conter une histoire que je n’avais jamais lue. Le genre de comte que l’on offre aux enfants pour les amener à s’évader dans un monde lointain le temps de quelques minutes. Je n’apprécie pas ce genre d’histoires, qui selon moi, apportent seulement un malheur certain, mais elle avait tellement insisté à ce que je leur lise, que j’avais cédé.

C’est au moment le plus décisif, celui ou le Prince charmant s’apprête à délivrer la merveilleuse et formidable demoiselle des griffes des terribles méchants, qu’on frappa à ma porte et qu’une personne entra.

« -Alices… Tu devrais venir voir… »

Je me demandais pourquoi tant d’anxiété dans le regard de la maîtresse de maison, mais je ne la fis pas attendre plus longtemps, abandonnant Awinn et sa peluche dans le lit pour la suivre jusqu’au salon. Elle me mena jusqu’au divan et m’incita à observer son occupant, l’individu blessé.

Des mains petites et fines, un visage enfantin, un corps frêle sous des vêtements épais de prolétaires, un jeune garçon tout ce qu’il y avait de plus banal. Enfin, c’est ce que je croyais, avant d’apercevoir ses longues oreilles pointues qui se laissaient entrevoir malgré ses cheveux châtains qui les cachaient légèrement.

Je regardais alors la maîtresse de maison, interrogateur. Cette dernière comprit immédiatement quelles questions me posais-je.

« -Oui, il est comme toi on dirait. Nous l’avons trouvé dans la forêt, gisant à terre. Il s’est probablement fait prendre par des soldats, mais heureusement il s’en est tiré vivant. C’est vraiment l’histoire qui se répète… J’ose seulement espérer qu’il n’a pas autant souffert que toi. »

Je me mordillais doucement la lèvre inférieur et observait l’endormit. Alors comme ça, d’autres aussi réussissaient à s’échapper ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 2Mémoires d’un survivant

 

 

J’ai entrouvert les yeux sur un ange.

A peine avais-je repris conscience que déjà je sentais avoir dansé avec la mort. Je ne la touchais plus du bout des doigts, elle était là, en moi, car les anges, ça n’existait pas dans le monde où je vivais. Hors, je savais que je ne rêvais pas.

Bien que ma vision fût encore un peu floue, je pouvais distinguer sans difficulté l’éclat divin de cet être qui se tenait prêt de moi. Ses yeux d’une beauté et d’un bleu inouïs qui m’observaient faisaient chavirer mon cœur, et j’avais le désire ardent de caresser ces cheveux blonds et soyeux qui voletaient dans les airs.

Ô Ange ! Fais ce que tu veux de moi, mon cœur, mon âme et mon corps t’appartiennent désormais. Si je ne puis être à toi alors la mort ne sera plus que supplice pour moi. Je l’ai toujours attendue et pourtant aujourd’hui je ne la désire plus. Et s’il faut que j’aille en enfer pour qu’enfin je t’appartienne, alors je m’y rendrais.

Posté par Bouster28 à 06:03:00 PM - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

mouais c'est sympa, j'aime bien, mais il y a beaucoup de ressemblances avec d'autres hitoires que tu as déjà écrites...
mais j'aime bien quand même^^
je t'avais dis que l'inspiration reviendrais d'elle même^^
aller bone continuation!!
bisous

Posté par Arthur, mercredi 18 février 2009 à 02:54:38 PM

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